Action Pharmacie Rurale

Notre objectif :
préserver et développer la pharmacie de proximité

En 2024, 54 communes ont perdu leur dernière pharmacie. Chaque fermeture menace l’accès au parcours de soins. 

Action Pharmacie Rurale – APR, initiative portée par la FSPF, vise à identifier les zones en tension et à proposer des réponses concrètes pour maintenir une offre de santé de proximité accessible à tous.

Problème d’affichage ? Ouvrir la carte dans un nouvel onglet .

Cette carte interactive, alimentée chaque mois, permet de visualiser les fermetures de pharmacies sur l’ensemble du territoire. Grâce à des filtres ciblés, vous pouvez repérer les zones les plus vulnérables, sensibiliser les décideurs et les citoyens sur l’état du réseau officinal, et définir des actions pour améliorer la situation.

Notre plan d'action

Group

Avenant conventionnel n°1 : un soutien essentiel

L’avenant 1 à la convention nationale pharmaceutique a instauré un dispositif d'accompagnement des plus petites officines situées dans les territoires fragiles. En cours de déploiement par l'Assurance maladie, il prévoit une aide pouvant atteindre 20 000 euros par an et par officine. Une bouffée d’oxygène indispensable pour ces pharmacies dont l’équilibre économique est menacé. 

Un problème majeur demeure : le zonage retenu pour définir ces territoires fragiles. Inadapté, il exclut de nombreuses officines pourtant confrontées à une précarité réelle. Plusieurs communes rurales, éloignées des services de santé, voient ainsi leurs pharmacies laissées de côté.

L’APR milite pour une révision en profondeur de ce zonage. Les réalités de terrain doivent primer sur les schémas administratifs. Derrière chaque officine qui ferme, ce sont des centaines de patients qui perdent leur accès direct à des soins, des conseils, et à un accompagnement par un professionnel de santé de proximité.

Notre engagement est clair : obtenir des critères d'éligibilité plus équitables permettant d'inclure un plus grand nombre d'officines.

Group 2

Consultation des titulaires en officines isolées : vers une stratégie sur mesure​

Pour mieux appréhender la réalité du terrain, l’APR a lancé une enquête auprès de 4 000  pharmaciens titulaires dont l’officine est la seule de la commune.

Si 82% d'entre eux recommandent l'exercice en pharmacie rurale, les résultats de cette enquête mettent également en évidence des préoccupations récurrentes : difficultés de recrutement, baisse de la fréquentation liée à la désertification médicale et poids croissant des tâches administratives. Dans ce contexte, comment assurer la continuité de l’activité dans les années à venir ?

L’APR publiera prochainement une synthèse détaillée de cette enquête qui constituera une base solide de revendications auprès des pouvoirs publics.

Notre démarche repose sur une conviction : aucun territoire ne doit être abandonné.

Group 3

Stockage des prélèvements biologiques : pour une rémunération méritée

Les officines rurales sont souvent sollicitées par les laboratoires d'analyses médicales afin d'assurer une fonction de relais auprès des leurs patients. Concrètement, il s'agit de leur distribuer le matériel destiné à recueillir les échantillons biologiques, de leur expliquer comment s'en servir, de vérifier le respect de la procédure, puis de stocker les échantillons rapportés par les patients, en attendant leur collecte par le laboratoire.

Cette mission, qui participe à la qualité et à la continuité des soins, représente une charge importante pour les pharmaciens. Pourtant, à ce jour, de moins en moins de laboratoires rémunèrent les pharmaciens pour ce service.

L’APR y voit une incohérence. Le stockage de ces échantillons permet aux patients de bénéficier d’un accès facilité aux analyses, tout en soutenant le travail des infirmiers libéraux. 

Notre objectif est clair : obtenir une reconnaissance équitable, proportionnée aux moyens engagés par les pharmacies rurales.

Au-delà de la rémunération, cette démarche contribuerait aussi à renforcer la sécurité sanitaire et à valoriser la collaboration entre pharmaciens, infirmiers et laboratoires. C’est un investissement nécessaire pour garantir la pérennité d’un maillage de proximité, sans lequel de nombreux patients en zone rurale se retrouveraient démunis.