une essai

philippegaertnerCommuniqué de presse de juillet :

Retourner à l'essentiel


L' attente fut longue mais fructueuse... Après une lecture attentive, le rapport de l’Igas rate de peu le sans faute. Je mets évidemment de côté les trois cartons rouges que la Fédération a déjà décernés au texte : comment penser que le capital pourrait être ouvert, même de façon expérimentale, aux non-pharmaciens ? Il suffit de jeter un oeil à la situation de nos confrères biologistes pour se rendre compte que l’expérimentation a déjà été menée... et qu’elle a échoué. Quant à l’assertion selon laquelle seules les officines de plus de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires seraient dignes d’être viabilisées, elle frise le non-sens. Je ne reviendrai pas sur le point concernant la vente de médicaments sur Internet, les inspecteurs ayant honnêtement fait état de différences d’approche entre eux. Pour le reste, la FSPF accueille ce texte avec envie. L’envie que nombre de ces propositions ne restent pas lettre morte. La plus symbolique et la plus ambitieuse d’entre elles étant la conversion de la profession à l’honoraire. J’écris « conversion » parce que, pour tous les pharmaciens, il s’agit bien d’un changement de mentalité, plus que d’une simple opération mathématique.


Comme nous l’avions déjà proposé, la rentrée et les traditionnelles discussions autour du financement de la Sécurité sociale sera le moment idéal pour lancer la première phase : convertir un quart de notre rémunération sous forme d’honoraire, une réforme envisageable d’ici la fin de l’année et qui pourra être effective courant 2012. Le reste de cette année sera consacré aux négociations et aux consultations avec le ministère, l’Assurance maladie et l’ensemble des pharmaciens. Pour engager cette grande réforme, nous aurons besoin de plusieurs choses. De l’arbitrage de Xavier Bertrand, qui a commandé ce rapport à l’Igas, et qui doit maintenant nous inviter à en tirer les conclusions avec lui sans plus attendre.

Nous aurons aussi besoin de votre soutien, sans lequel rien ne sera possible, ainsi que de celui des autres syndicats de la profession. Nous irons tous ensemble au bout de cette révolution en élaborant un système juste et équitable qui permettra de ne léser personne. Je le répète : il serait inconcevable de mener dans le mur certains confrères pour une idée, si belle soit-elle ; mais il serait tout aussi inconscient de ne rien faire alors que le sytème actuel mène à leur perte nombre de pharmaciens.

 

 

Philippe Gaertner

Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France