Substances vénéneuses Fin d’exonération pour le flurbiprofène

Numéro 2019-34, Publié le 23/05/2019 dans Métier Pharmacien, Médicaments & Produits de santé

le flurbiprofène 8,75 mg en pastilles à sucer, utilisé dans la prise en charge de maux de gorge, ne bénéficie plus à compter de ce jour de l’exonération à la réglementation sur les substances vénéneuses. 

La FSPF dénonce cette mesure qui restreint le rôle de conseil du pharmacien d’officine, alourdit les dépenses de santé et créé une difficulté d’accès aux médicaments concernés. De surcroît, aucune mesure transitoire n’a été prévue. 

Un arrêté du 20 mai 2019 met fin à l’exonération à la réglementation sur les substances vénéneuses du flurbiprofène 8,75 mg en pastilles à sucer. 

Depuis le 23 mai 2019, les médicaments suivants, indiqués dans la prise en charge de maux de gorge, sont donc soumis au régime des substances vénéneuses inscrites sur la liste II et ne peuvent être délivrés que sur présentation d’une prescription : 

  • STREFEN 8,75 mg, pastille (laboratoire Reckitt Benckiser Healthcare) ;
  • STREFEN 8,75 mg ORANGE SANS SUCRE, pastille édulcorée à l’acésulfame potassique (laboratoire Reckitt Benckiser Healthcare) ;
  • FLURBIPROFENE SANDOZ CONSEIL 8,75 mg ORANGE SANS SUCRE, pastille édulcorée au sucralose (laboratoire Sandoz). 

Si le principe de précaution doit être pris en compte, la FSPF dénonce toutefois l’absence de consultation des représentants des pharmaciens d’officine préalablement à cette décision qui méconnaît la compétence du pharmacien en matière de conseil et de délivrance de spécialités disponibles sans ordonnance et sa capacité à apprécier l’opportunité de la délivrance de ces produits et à en refuser la vente, le cas échéant. 

Désormais, le patient doit, au préalable, se rendre chez le médecin ou tout autre prescripteur compétent pour obtenir une prescription de flurbiprofène 8,75 mg en pastilles à sucer. Cette mesure crée donc une difficulté inutile d’accès aux médicaments et alourdit les dépenses de santé, alors que les autorités n’ont de cesse que de rechercher leur diminution. 

Enfin, cette disposition à effet immédiat et sans mesure transitoire ne permet pas aux pharmaciens d’écouler leurs stocks. 

Pour aller plus loin : 

arrêté du 20 mai 2019 modifiant les exonérations à la réglementation des substances vénéneuses.