Paracétamol : Limitation de la délivrance

Paracétamol : Limitation de la délivrance

Publié le 17/03/2020 par FSPF

Dans le cadre de la crise sanitaire liée au COVID-19, les officinaux doivent faire face à un flux important et croissant de personnes souhaitant retirer de grandes quantités de spécialités à base de paracétamol. Selon notre partenaire IQVIA, en cumul glissant sur 7 jours arrêté au 13 mars, les ventes sur 2020 sont supérieures de 31 % par rapport au même cumul observé l’an dernier. Une telle évolution s’explique principalement par une explosion des ventes sans prescription (+ 105 %).

En conséquence, et afin d’éviter qu’un tel comportement ne remette en cause aussi bien la fabrication que la dispensation de ces médicaments de première nécessité, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié une communication à destination de l’ensemble de la population, accessible ici.

Cette dernière limite les volumes de délivrance à :

  • une boîte de paracétamol (500 mg ou 1g), remboursable ou non, pour toutes demandes de vente directe, c’est-à-dire sans prescription ;
  • deux boîtes de paracétamol (500 mg ou 1g), remboursables ou non, pour les ventes sans prescription à destination de personnes présentant des symptômes (douleurs et/ou fièvre).

Cependant, dans le cas où un patient se présente avec une ordonnance de paracétamol, l’ANSM demande de dispenser la quantité prescrite par le médecin.

De plus, toujours dans le but de limiter la création de stocks inutiles lié au nomadisme des patients mettant en cause l’accès aux traitements, nous vous recommandons d’inscrire leur délivrance dans le dossier pharmaceutique de l’assuré concerné, qu’il s’agisse de délivrance avec ou sans ordonnance.

Enfin, la vente en ligne de médicaments à base de paracétamol, ainsi que ceux contenant de l’ibuprofène ou de l’aspirine, est suspendue.  

Cette communication de l’ANSM est plus que nécessaire dans ce contexte, car nous sommes conscients que l’afflux de telles demandes est délicat à gérer au comptoir.

Nous vous appelons également à alerter les patients sur les risques inhérents à la prise de ces médicaments. En effet, il est important de rappeler que leur consommation en dehors de tout contrôle médical et pharmaceutique peut être dangereuse pour la santé.

 

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF