Officines prises pour cible : Les pharmaciens continuellement mobilisés dans la lutte contre la crise sanitaire, mais à quel prix ?

Officines prises pour cible : Les pharmaciens continuellement mobilisés dans la lutte contre la crise sanitaire, mais à quel prix ?

Publié le 03/08/2021 par FSPF

La France fait actuellement face à une escalade des violences à l’encontre des pharmacies d’officine et des professionnels y exerçant. L’ensemble des acteurs de la profession appelle donc à l’apaisement.

Depuis un an et demi, le monde est plongé dans une crise sanitaire majeure mobilisant au quotidien l’ensemble des professionnels de santé, dont les pharmaciens d’officine et leurs équipes sur l’ensemble du parcours de soin. Délivrance de masques, conseils, accompagnement des patients pour assurer la continuité des soins, réalisation de tests antigéniques, vaccinations et travail parfois jusqu’à l’épuisement, ces derniers ont su répondre à l’appel pour assurer leur mission de santé publique auprès de la population.

Ce déchainement soudain de violence s’est exprimé à l’encontre de pharmaciens pris à partie, injuriés, dont les barnums ont été vandalisés ou encore une officine incendiée. Si les craintes à l’égard du vaccin et des privations de libertés peuvent s’exprimer, les professions de santé, pleinement engagées depuis le début de l’épidémie pour protéger au mieux les Français, ne doivent en aucun cas subir les frais de tels actes, choquants et intolérables. Rien ne pouvant justifier de tels agissements.

L’Ordre national des pharmaciens, les syndicats de titulaires d’officine représentés par la FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France) et l’USPO (Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine), ainsi que l’ANEPF, représentant les étudiants en pharmacie de France, condamnent fermement ces actes de violence et appellent d’une même voix au respect de tous les professionnels de santé.

La profession continue et continuera de prôner l’écoute, le dialogue et la pédagogie envers le patient et adresse tout son soutien aux confrères victimes d’agressions et d’actes de vandalisme, mais aussi à leurs équipes, souvent épuisées par ces dix-huit mois de lutte contre la Covid-19.