Négociations conventionnelles : le combat continue !

Négociations conventionnelles : le combat continue !

Publié le 27/04/2017 par FSPF

En décembre dernier, la FSPF a mis sur la table les revendications qu’elle souhaitait porter au cours des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie. Elle a rappelé, à plusieurs reprises, la nécessité d’un investissement fort de l’Assurance maladie et, à travers elle, de l’Etat, dans la pharmacie d’officine. Après des années de détérioration économique, cet investissement est vital pour les entreprises officinales, pour faire face à la progression des charges et notamment, celles de personnel. Il est le préalable indispensable à la poursuite du développement de la qualité de l’acte pharmaceutique.

Au terme de 8 séances de négociations et de plusieurs réunions techniques, les représentants de la profession n’ont pu conclure d’avenant à la convention nationale pharmaceutique. Un protocole d’accord a toutefois été présenté par l’Assurance maladie avec pour objectif de donner aux négociations un temps supplémentaire de trois mois. La principale raison de ce report tient au calendrier électoral qui remet en question le mandat de signature dont dispose le directeur général de l’Assurance maladie, ce dernier préférant attendre la nomination du prochain gouvernement pour confirmer son engagement.

Des améliorations portées par la FSPF telles que l’augmentation de la part des honoraires, le bilan de médication ou le développement de missions autour des patients polymédiqués figurent dans le protocole d’accord.

En termes économiques, aucune enveloppe financière à la hauteur des besoins du réseau n’a été proposée. Ce protocole d’accord prévoit toutefois le transfert de 1,25 milliards d’euros de marge vers de nouvelles formes de rémunération.

Afin d’éviter de renvoyer à une négociation globale, après dénonciation de la convention actuelle, le conseil d’administration de la FSPF a préféré, à la majorité absolue, signer ce protocole d’accord et poursuivre les négociations, en vue de parvenir à la signature d’un avenant en juillet prochain. Une issue favorable permettra d’éviter, pour la profession, un retard de mise en place d’au moins une année.

Les partenaires conventionnels se sont donc accordés trois mois supplémentaires pour aboutir à la signature d’un avenant fixant une enveloppe financière qui, pour la FSPF, ne pourra être inférieure à l’investissement nécessaire au maintien du réseau officinal et de la qualité de dispensation au bénéfice des patients.

 

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF