La FSPF interpelle les ministères

La FSPF interpelle les ministères

Publié le 06/07/2017 par FSPF

Déclaration de Philippe BESSET, Vice-président de la FSPF à la Commission des comptes de la Sécurité sociale du 6 juillet 2017, en présence d’Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et de Gérald DARMANIN, ministre de l'Action et des Comptes publics.

 

Madame la ministre, Monsieur le ministre, 

Si actuellement la branche maladie de la Sécurité sociale n’a jamais, depuis longtemps, été aussi proche de l’équilibre financier, c’est essentiellement grâce à l’effet des mesures prises sur les acteurs du système de santé. Le « tendanciel » qui est évoqué régulièrement par vos services est un terme comptable froid. La réalité est l’augmentation des besoins en santé de la population due à sa croissance, à l’augmentation de l’espérance de vie et aux innovations qui rendent la vie meilleure. La politique qui consiste, année après année, en rabotant les budgets, à diminuer les ressources des professionnels est devenue insupportable.

Le médicament, et plus particulièrement l’officine, a largement contribué, depuis longtemps, au respect de l’ONDAM par un effort très supérieur à la part qu’il représente dans les dépenses. 

Hier, la FSPF a quitté la table des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie à la suite de la présentation d'un financement inacceptable pour le réseau des pharmacies, en dépit de la volonté réelle de réforme de notre profession. Ce financement amène à un tendanciel à – 2 % en 2020 par rapport à l’année 2016, compte tenu des effets des baisses de prix des médicaments sur la rémunération de l’officine. Nous sommes très loin pour la pharmacie de l’annonce d’un ONDAM à + 2,3 % ! 

A la veille de ce qui nous a été présenté comme la dernière séance de négociation conventionnelle prévue le 12 juillet, nous vous demandons d’intervenir en cadrage budgétaire auprès du directeur de l’Assurance maladie afin que les pharmacies, les 150 000 personnes qui y travaillent, libéraux ou salariés, puissent continuer d’assurer un service de qualité égale à la population, notamment en veillant à l’équité au sein des territoires. 

 

En réponse à cette intervention, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN, a  précisé que la discussion n’était pas close.