En bonne voie… mais peut mieux faire

En bonne voie… mais peut mieux faire

Publié le 03/10/2017 par FSPF

La FSPF prend acte de l’évolution du discours de l’Uspo sur l’avenant conventionnel motivé probablement par les mesures d’économie prévues par le PLFSS* pour 2018. Si les déclarations de son président vont dans le bon sens, elles sont malheureusement insuffisantes pour inverser la tendance négative des prochaines années. Au vu des ajustements qu’il réclame sur l’avenant conventionnel, la profession est en droit de se demander pourquoi ce syndicat minoritaire l’a signé, engageant ainsi la profession toute entière dans cette impasse. 

Dès le mois de juillet, la FSPF s’est opposée aux évolutions sur la marge dégressive lissée (MDL) :

  • la resensibilisation de la 1ère tranche aux baisses de prix des médicaments par le relèvement à 11 % de marge est une erreur d’autant plus qu’elle porte sur 48 % des unités vendues ;
  • la réduction des 3ème et 4ème tranches en dessous de 6 % de marge aura des conséquences désastreuses pour l’officine ;
  • le capage (rémunération maximale) sur les produits chers à 75,43 € au lieu de 97,16 € est inacceptable car il aboutit à une perte de 22 % de rémunération ! 

La FSPF demande une réforme ambitieuse reposant sur :

  • la suppression de la MDL, remplacée par une marge unique de 6 % (à l’exception des produits chers) ;
  • un honoraire à l’ordonnance à 1 € minimum ;
  • la création d’une Rosp structure pour les officines en territoire fragile ;
  • la rémunération des interventions pharmaceutiques pratiquées quotidiennement et gratuitement par les pharmaciens ;
  • une remise à plat de l’économie du générique essentielle aux officines. 

La FSPF a refusé d’engager la profession dans une perspective de baisse de sa rémunération pour les 5 années à venir. Elle continuera à porter et à défendre ses revendications parce qu’elles sont justes et légitimes. 

Ce n’est pas d’un ajustement dont a besoin l’avenant conventionnel, 

mais d’un investissement financier réel. 

 

Cordialement, 

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

 

*Projet de loi de financement de la Sécurité sociale