15 jours après le début du confinement, les pharmaciens d’officine tirent le signal d’alarme

15 jours après le début du confinement, les pharmaciens d’officine tirent le signal d’alarme

Publié le 10/04/2020 par FSPF

La FSPF vous a adressé le 31 mars 2020 un questionnaire afin de mieux cerner vos difficultés d'organisation et de gestion de votre personnel, et de mesurer l'évolution de votre activité officinale.

Nous tenions à vous remercier pour votre participation massive. En voici les principaux enseignements :

Les résultats de l’enquête témoignent avant tout de l’implication des équipes officinales dans cette crise sanitaire et des titulaires d’officine dans la protection de leurs salariés. Quasiment aucune pharmacie ne déclare de droit de retrait d’un salarié (96 %) et la majorité des pharmaciens n’ont pas reçu d’arrêt de travail de la part de leurs salariés. Les arrêts de travail recensés concernent principalement les personnes contaminées (51 %).

Quinze jours après le confinement, les pharmaciens constatent majoritairement (81 %) une baisse de leur activité. La baisse du chiffre d’affaire s’élèverait à près de 25 %. Moins de la moitié des répondants (48,5 %) ont réduit leurs horaires d’ouverture, principalement le soir entre 30 minutes et 1 heure avant l’heure habituelle de fermeture. Même si la baisse d’activité est réelle, la profession donne la priorité à la continuité des soins, dans l’intérêt de la population.

Si pour pallier la baisse d’activité constatée plusieurs solutions sont proposées, comme l’activité partielle, la majorité des répondants n’envisage pas de recourir à ce dispositif (43,4 %) compte tenu de l’imprécision des critères d’éligibilité.

Toutefois, si la baisse d’activité se confirme sur les mois d’avril et de mai, de nombreux confrères auront des difficultés pour payer leurs charges et assurer leurs missions dans le cadre de cette crise sanitaire.

La FSPF, qui avait demandé des compensations financières afin d’amortir les effets de la baisse d’activité, a obtenu gain de cause. Le directeur général de l’Assurance maladie vient d’annoncer l'intention du Gouvernement de légiférer pour que les professionnels de santé libéraux puissent obtenir compensation d’une partie de la perte de leur chiffre d’affaires. La FSPF sera attentive à ce que cette compensation soit la plus élevée possible et réitère par ailleurs sa demande d’une « ROSP covid-19 » pour indemniser les tâches supplémentaires réalisées par les pharmacies d’officine et leurs équipes pendant la crise.

 

Confraternellement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF